Je voulais faire long pour une fois ...
Les effusions du c½ur, les effusions de sang.
Le chimérique empire de ses désirs frénétiques et ardents, animant son obsession malsaine. Son absolue allégresse qui offense et déconcerte. Un instant, et plus rien n'existe. Elle s'enivre de cette complémentarité qui devient dépendance, engendrée par cette opposition déroutante, fortuite. C'était comme de l'héroïne sur ses lèvres. C'était bien plus qu'un simple sentiment, c'était inconcevable et inespéré. L'union de ces êtres, si imparfaits et si affreux. Elle était à présent responsable de cette réalité, de cet idéal qui prenait forme comme un rêve qui n'a de cesse de nous hanter. Un poison violent, c'est ca l'amour. Tout paraissait si clair, si limpide à présent.. Se souvenait-on d'un nuage, dans ce ciel à présent sans orage ? Ce tourment existentiel qui nous condamne à être victime d'un rêve. L'écho de son nom retentit encore dans chaque parcelle de mon cerveau. C'est une bien douce vengeance. Ô nauséeuse victoire. Retiens bien que je n'abandonne jamais. Je t'aurais écorchée vive, jusqu'à pouvoir enfin venir cracher sur ta tombe. Un bien cruel coup du sort non ? Mensonges. Trahison. Craintes. Hypocrisie. Je crois en être arrivée enfin à bout. Et je pense percevoir la lumière à travers les ténèbres de notre haine commune. Parfois encore, pourtant, lorsque mes doigts glissent sur les touches d'ivoire glacées du piano, je m'imagine ta peau. Inerte et suintante. Délice Macabre.Je l'avais aimée éperdument ! Pourquoi aime-t-on ? Est-ce bizarre de ne plus voir dans le monde qu'un être, de n'avoir plus dans l'esprit qu'une pensée, dans le coeur qu'un désir, et dans la bouche qu'un nom : un nom qui monte incessamment, qui monte, comme l'eau d'une source, des profondeurs de l'âme, qui monte aux lèvres, et qu'on dit, qu'on redit, qu'on murmure sans cesse, partout, ainsi qu'une prière.
Je ne conterai point notre histoire. L'amour n'en a qu'une, toujours la même. Je l'avais rencontrée et aimée. Voilà tout.
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